Publié dans Artiste de la Semaine

Djon Samuel Nicodème

Djon Samuel Nicodème est un artiste céramiste Camerounais formé à l’IFA (Institut de Formation Artistique) de Mbalmayo.

Après son cursus, il s’installe à Eseka, petite localité de la région du centre, où il prend en main un vieil atelier de poterie, qu’il réhabilite et rebaptise Poterie d’Eseka.

Dès 1997, il participe à plusieurs foires et expositions à travers le pays. Tsinga, Bafoussam, Douala etc…

En 1998, c’est au tour de l’Ecole Américaine, du Club France, et Club AMT de découvrir ce talent pur en pleine expansion.

Il représente en 2000, la région du centre au Festival des Arts et de la Culture de Limbe, section céramique.

Depuis 2006, il dispense son savoir faire à l’Ecole Internationale Le Flamboyant, où il est sollicité pour animer des ateliers de céramique

En 2008, Samuel remporte le deuxième prix national au tout premier salon artisanal de Yaoundé, section céramique.

En 2009 son expertise lui vaut une sollicitation de l’ONG espagnole AGERMANAMENT. Au sein de laquelle, il participe à la formation des formateurs et continue de dispenser des cours d’art plastique à ce jour.

Il participe à trois reprises à LAST PICTURE SHOW (grande exposition organisée au Cameroun, au Nigeria et en France).

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Publié dans interview

Interview exclusive de l’artiste plasticienne Eliane Bitjoka

Eliane Bitjoka Bonjour

Bonjour

Nous vous remercions de nous recevoir sur votre lieu de travail

C’est moi qui vous remercie d’être venu

Depuis quand avez vous commencé à peindre ?

Je dirais que c’est pratiquement depuis la classe de troisième au collège St Pie X d’Edea. Je me rappelle, j’utilisais de la peinture pour bâtiment, n’ayant aucune formation professionnelle, ce qui me fait beaucoup sourire lorsque j’y pense.

Avez vous été formé dans une école ou êtes vous autodidacte ?

J’ai été formé à l’IFA (Institut de Formation Artistique de Mbalmayo)

Nous précisons que vous êtes une entrepreneure, pouvez vous nous parler de votre entreprise ?

C’est un concept dont le but est de faire connaître la culture camerounaise à travers l’art et l’artisanat. Nous avons d’excellents artistes et artisans qui vivent à la campagne dans l’anonymat total. S’il est vrai que le ministère des arts et de la culture essaye d’organiser et créer des plateformes pour vulgariser et soutenir ces secteurs d’activité. Il reste que cela ne suffit pas. Autant de talents et de richesses méritent la création d’un marché permanent de l’art et non saisonnier et irrégulier.

C’est aussi un espace ouvert à tous les artistes et artisans talentueux qui n’ont pas la possibilité de proposer leurs oeuvres et leurs produits de manière permanente sur le marché. Je souligne qu’il est question ici de proposer des produits de qualité fiable.

Comment conciliez vous ces deux activité ?

Il est vrai que concilier les deux activités n’est pas chose aisée. Mais cela est plutôt un avantage car elles sont liées l’une à l’autre.

Que pensez vous de l’état actuel de l’art au cameroun ?

A mon humble avis, je pense que l’art camerounais est orphelin dans la mesure où il ne bénéficie pas de l’encadrement qu’il mérite. Nous avons un beau pays, une diversité culturelle abondante. Malgré nos nombreux atouts l’art camerounais reste à la traîne. L’artiste camerounais est réduit à l’état de mendicité. Les rares fois où les médias daignent s’intéresser à ce secteur, c’est pour couvrir les querelles entre artistes et société des droits d’auteurs. Je souhaite que notre ministère de tutelle puisse engager une réforme du milieu culturel camerounais. Afin de permettre aux artistes de vivre de leur art.

Avez vous des projets pour l’avenir ?

Des projets ? Bien sûr que j’en ai. Mais je les dévoilerai en temps voulu. Pour l’instant je préfère suivre et mener à bien les objectifs que je me suis fixé.

Propos recueillis par Edu.