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Musée : Et Si Les Reliquaires Nous Racontaient Leur Histoire

La dernière exposition de masques et de reliquaires présentée au musée du quai Branly, à Paris, ne témoigne pas suffisamment ce qu’ils sont au monde, ni leurs significations et ce qui fait d’eux des objets d’art, selon la romancière camerounaise Hemley Boum.

Les reliquaires nous disent tout sauf l’essentiel de leur être au monde, du chemin tortueux qui les a dépouillés de sens, qui fait de ces œuvres somptueuses des objets d’art, des objets malgré tout

Qui sont les peuples derrière les statues ? Pas simplement leur nom ou leur assignation géographique : les Fang et les Kwele au nord, les Kota à l’est, les Mbede au centre, les Galwa et les Tsogo à l’ouest, les Punu au sud, comme l’indique la brochure.

De quelle curieuse migration les mélanges de styles sont-ils le nom ? Que signifient chez des peuples si imbriqués les uns dans les autres les disparités de facture subtiles ou marquées ? Quel sens dois-je donner à la symétrie parfaite entre la tête, le cou et les épaules des reliquaires en bois des Ntumu, à la finesse presque dansante, faite de cuivre, d’étain et de fer, de ceux imaginés par les Obamba ?

Les objets d’arts dont les auteurs ne sont pas identifiés portent le nom de leur propriétaire, dans un rappel malheureux des esclaves déshumanisés de jadis. Certains d’entre eux sont célèbres, comme Paul Éluard, et leur illustre patronyme vient accroître la valeur de l’objet.

Je peux même m’amuser de l’ironie contenue dans l’anecdote : Charles Lapicque, dont les peintures sont signées et évaluées en fonction de son talent personnel, ne voit pas d’inconvénient à ce que son nom soit accolé au travail d’un autre parce qu’il est propriétaire de l’œuvre.

Pour ceux qui les ont créés, leur force ne résidait pas dans l’assemblage sophistiqué de matériaux, mais dans l’esprit qui inspirait leur travail. Ils sont beaux, quand ils devraient être habités.

Puisque tout cela a disparu, que signifient ces objets ici et maintenant ? Fumée d’un feu qui s’est depuis longtemps éteint, que dénoncent-ils ? Sans eux, les spéculateurs auraient trouvé d’autres babioles précieuses pour investir leur argent, le public parisien une autre proposition culturelle, comme la capitale en offre par milliers.

En moi domine l’espoir qu’ils reviendront un jour dans les forêts dont ils sont issus et, dans leur plénitude de passeurs de mémoire, qu’ils restaureront le lien rompu.

hemleyboum-100x100 Hemley Boum

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Brésil : Tout Sur La Culture Samba

La samba c’est la danse représentative du Brésil dans le monde entier. Elle est inévitablement associée au Carnaval et à Rio de Janeiro, mais ne s’y limite pas, loin de là ! Son rythme entraînant, sa musique caractéristique, ses costumes colorés sont symboles de fête. Tenant ses origines dans la communauté noire, elle s’est créée sa propre identité.

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Petit retour sur l’histoire de la samba

AU XVIIe siècle se mélangent au Brésil les populations noires, indigènes et européennes : et les différentes cultures musicales se rencontrent. La fusion des rythmes a donné celui de la samba : binaire et très syncopé. Il existe plusieurs hypothèses quant à l’origine du mot samba. Il pourrait venir du terme semba, qui signifie vraisemblablement nombril dans la langue bantou, qui est une des langues des esclaves originaires de ce qui est actuellement l’Angola. Dans ce contexte, samba veut dire « danser avec gaieté ».

La samba se développe à partir du début du XXe siècle, particulièrement à Salvador de Bahía. Les immigrants de cette région l’ont importée à Rio, et on y enregistre en 1917 pour la première fois en morceau de samba : « Pelo Telefone ».

Différents types de samba

Nous devrions en fait peut-être dire les sambas, tant il en existe de variantes différentes. Mais qu’elle se danse seul ou en couple, elle garde toujours le même esprit festif et entraînant.

La plus fameuse d’entre elles est sans nul doute la Samba no Pé. C’est celle que les belles sambanistas dansent lors du Carnaval, et surtout ce que tout le monde dansera autour de vous si la musique commence à jouer. En effet impossible d’écouter ce rythme fascinant sans commencer à le suivre !

Vous préférez les danses de salons ? Vous pouvez apprendre la Samba de Gafieira. Aussi appelée Tango Brésilien, elle est encore très peu connue en Europe. Elle est née à Rio, dans les Gafieiras, ces lieux de danse où les couches populaires brésiliennes pratiquaient les danses de couples ou danses de salon, au début du XXe siècle. C’est une danse très agréable à regarder mais qui nécessite de nombreuses heures d’apprentissage. Si cela vous tente quand même mais que vous n’êtes pas sûr de votre aisance en danse, vous pouvez essayer la Samba Pagode. Née à São Paulo et très similaire, elle est tout de même moins acrobatique !

La samba de Roda est quant à elle un évènement festif mélant musique, chorégraphie et poésie. C’est peut-être la Samba la plus ancienne, et elle a malheureusement tendance à disparaître. L’une des principales caractéristiques de cette samba est que les participants se regroupent en cercle, le mot « roda » faisant d’ailleurs référence à un cercle. Elle rassemble les gens à différentes occasions – célébration de fêtes populaires catholiques ou des cultes amérindiens et afro-brésiliens – mais aussi de façon spontanée. Toutes les personnes présentes, même les novices, sont invitées à se joindre à la ronde !

La samba ne cesse de se réinventer, et vous trouverez aussi des spectacles et des cours de Samba-Rock, Samba-Axé, Samba-Reggae, etc.

Les écoles de Samba

Une école de samba est, au Brésil (principalement à Rio de Janeiro et à São Paulo), une structure mêlant social et culturel. Son principal objectif est la participation au carnaval de la ville, compétition officielle dans laquelle chaque école présente le travail d’une année et tente d’acquérir un maximum de points pour gagner des places au classement général.

Les écoles de samba fonctionnent à l’échelle d’un quartier ou d’une favela. Elle peut rassembler de 300 à 5 000 personnes (!) selon sa notoriété, son niveau dans la hiérarchie issue du classement général, et selon qu’elle est accessible ou non financièrement. (Le classement des écoles et son évolution reprend dans ses grandes lignes le principe du classement des clubs de football)

Au Carnaval de Rio, les résultats de la compétition de la Parade Samba sont proclamés le Mercredi des Cendres. Le samedi suivant, un dernier défilé est organisé au Sambadrome avec les six meilleures écoles : l’occasion de réaffirmer leur position parmi l’élite et de faire leurs adieux à la foule. Un spectacle époustouflant !

Par Marguerite Graveleau pour My Little Brasil

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Quelques-Uns Des Plus Beaux Monuments Historiques D’Afrique

Après les bons plans vacances, WANA vous ouvre cette fois-ci les portes de 7 monuments africains. Des sites historiques construits par l’homme, en contraste avec les parties 1 et 2 des 7 merveilles africaines naturelles.

Mosquée Hassan II (Maroc, Casablanca)

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Créée en 1986, la Mosquée Hassan II de Casablanca a été inaugurée sept ans plus tard en 1993. Elle a la particularité de pouvoir rassembler plus 150 000 fidèles, grâce à un aménagement de 9 hectares comportant une salle de prières, une école coranique, un musée ou encore une bibliothèque.
C’est également la troisième Mosquée la plus grande du monde et possède le minaret le plus haut du monde avec une hauteur qui avoisine les 200 mètres.

Le temple de Hare Krishna de la compréhension (Afrique du Sud, Durban)

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Parmi les monuments africains que nous vous présentons, celui-ci est le moins « rare » car en effet, il existe des temples de Hare Krishna un peu partout dans le monde. Mais celui-ci est particulièrement somptueux. Le design étant inspiré d’une fleur de lotus, plante sacrée dans les religions orientales telles que le bouddhisme ou encore l’hindouisme.
C’est un beau clin d’œil que nous faisons à ce monument, car il a été construit en 1986, il y a tout juste 30 ans.

Monument de la Renaissance africaine (Sénégal, Dakar)

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Inauguré le 4 Avril 2010 lors de la cérémonie du cinquantenaire de l’indépendance du Sénégal, ce monument représente « une Afrique sortant des entrailles de la terre, quittant l’obscurantisme pour aller vers la lumière ». La construction symbolise donc la liberté et la libération de tout un continent. Cette statue de bronze et de cuivre culmine à 52 mètres.

La tour de l’Afrique (Mali, Bamako)

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Et non, ce n’est pas Yaya Touré ! La vraie tour de l’Afrique se situe à Bamako et a fêté ses 15 ans le 11 février dernier. Elle a été conçue comme un baobab géant de 46 mètres. Celle-ci est décorée à l’extérieur d’idéogrammes bamanan (motif de décoration traditionnelle au Mali) évoquant la concertation, l’union et la solidarité.

Monument de la réunification (Cameroun, Yaoundé)

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Comme son nom l’indique, ce monument a été construit au début des années 1970 pour célébrer la réunification du Cameroun français et du Cameroun britannique, le 1er Octobre 1961. Celle-ci étant symbolisée par le monument principal en forme de spirale, qui représente deux serpents dont les têtes fusionnent. Elle est accompagnée par une statue représentant un vieil homme portant 5 enfants et le flambeau national.

Monument aux héros nationaux (Burkina Faso, Ouagadougou)

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Monument aux héros nationauxLe Monument aux héros nationaux a une forme qui rappelle un peu la tour Eiffel. Mais nous n’y trompons pas, ce monument de 55 mètres et de près de 8000 tonnes est constitué de deux calebasses. Une retournée en bas, et une autre, en haut, contenant l’eau de l’entente et de la paix retrouvée. Les deux calebasses sont portées par quatre grandes structures qui représentent les quatre étapes de la lutte du peuple pour : l’indépendance, la république, la révolution et la démocratie. Ce monument, sépulture des héros, symbolise la gratitude et la reconnaissance du peuple burkinabé ainsi que l’unité nationale. Un des monuments africains les plus symboliques de ce combat pour la liberté d’un peuple. Dommage que le héros du pays Thomas Sankara n’ait pas pu participer à la pose de sa première pierre en mars 2002.

Pyramide de Khéops (Égypte, Gizeh)

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Construite il y a près de 2560 an avant Jésus-Christ, cette structure est de (très) loin la plus ancienne de notre sélection. Sans doute également la plus célèbre des monuments africains, car comme vous le savez sans doute, elle fait partie des 7 merveilles du monde. Il était donc difficile de ne pas l’évoquer. C’est la plus grande pyramide de Gizeh, avec un sommet qui culmine aujourd’hui à environ 137 mètres et une base d’environ 230 mètres.

 

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Wat Traimit Witthayaram Abrite Une Merveille De 700 Ans

Wat Traimit Witthayaram est un temple bouddhiste situé à Bangkok qui abrite la statue la plus chère au monde. Agé de 700 ans le Bouddha d’or est de 4 mètres de hauteur et de 3 mètres de largeur, cette statue est composée entièrement de 5 tonnes d’or massif.

Lorsque la ville de Bangkok a été établie comme la nouvelle capitale de la Thaïlande, la récupération de nombreuses statues de Bouddha a été encouragée. Beaucoup d’entre ces dernières ont été transportées à Bangkok. Parmi elles la statue de Bouddha d’or qui a passé inaperçue pendant des décennies.

En apparence le Bouddha d’or semblait être fait d’argile brun à cause d’une couche épaisse de cette matière. On a su que cette statue a une valeur inestimable qu’en 1957 lorsqu’elle est tombée au sol au moment de son transport, en effet, la chute a brisé tout l’argile en morceaux pour révéler l’or.