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Que Devient La Rumba Apres FRANCO LUAMBO

La concurrence des genres musicaux africain est une bataille de valorisation culturelle et traditionnelle sur la scène nationale et internationale. Mais qu’en t’il de la RUMBA Congolaise

La rumba danse du nombril née dans l’ancien royaume Kongo (Congo, RDC, Angola), la rumba avait été transportée de l’ Amériques par des esclaves kongolais avant de la « rapatrier » en Afrique centrale à partir des années 1950. FRANCO LUAMBO est celui qui, après une formation en guitare auprès d’un compatriote, entre dans le monde de la musique en 1956 en fondant avec Jean Serge Essous de Brazzaville, l’orchestre Tout-puissant Ok Jazz (T. P. Ok  Jazz).

En 33 ans de carrière, Franco va s’affirmer et s’imposer sur l‘échiquier musical de son pays et de son continent. Grâce notamment à une œuvre consacrée à la peinture (un peu à la Molière) d’une société kinoise et donc africaine ayant des traits de caractère comme le commérage, l’arrogance et la corruption de l‘élite au point ou des analystes finiront par l’appeler « Grand maître » de la rumba

À partir de 1989, bien de grandes figures zaïroises de la rumba vont commencer à tirer leur révérence. Monza 1er et M’Pongo Love meurent en 1990. Ils seront suivis d’autres comme Strevos Niarcos en 1995. Et trois ans plus tard, c’est un autre baobab qui tombe en décembre 1998. « Les mélomanes se souviennent que les années 80 et 90 furent les années noires pour les artistes congolais dont les décès s‘étaient succédés à un rythme effrayant », écrira en mars 2014, le site congolais mbokamosika.com.

Mais que reste-t-il de la rumba, 30 ans après la mort de son « grand maître » Franco et de plusieurs de ses pionniers ? Si elle peut encore compter sur des cadors encore en vie dont Koffi Olomidé, JB Mpiana et Werrason, c’est une rumba visiblement dépassée par la concurrence que lui imposent des genres musicaux venus de l’extérieur.

À l’instar du coupé-décalé ivoirien qui dicte désormais sa loi sur le continent depuis le début des années 2000 sous l’impulsion Douk Saga et de son roi DJ Arafat décédé en août dernier. nous gardons espoir de revivre la rumba des annéesQUE 80 et 90 avec cette nouvelle génération talentueuse du fleuve Congo.

 

KENNEDY1.jpgFrancois Mbome

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A Chez Nous Pays : Finale De La 7e Edition Du Concours De Danses Traditionnelle

Après la finale 2018 du concours de danses traditionnelles « A chez nous pays », Eric Sekongo remet le couvert cette année.

Pour cette 7e édition du concours qui réunit de nombreux rythmes traditionnel en cote d’ivoire c’est le complexe sportif de la commune d’Abobo qui abritera cette compétition pendant deux jours.

En effet, depuis près d’une décennie, le journaliste et présentateur de la RTI, Eric Sekongo, a mis sur pied le concours « A Chez Nous Pays ». Un concours de danses traditionnelles pour la revalorisation de notre patrimoine culturel. Après la Côte d’Ivoire où il a sillonné de nombreuses régions pour la valorisation de nos danses traditionnelles, il s’est, depuis maintenant trois éditions, ouvert sur l’extérieur à travers la la sous-région ouest-africaine.

L’année dernière, la Sierra-Léone a été le pays lauréat de ce concours grâce à la danse «Sandi Loli ». Pour la finale de cette année 2019, place aux représentants de la Côte d’Ivoire, du Bénin, Togo, Burkina Faso, Mali, Sierra-Leone et Guinée.

Outre les pays en compétitions, de nombreux artistes locaux de renom animeront cette édition 2019 qui s’étendra sur deux jours.

Les Leaders, Magic Diezel, Francky Dicaprio, Bamba Ami Sarah, Willy Dumbo, DJ Venome, EnK2K, Lyrics G et bien d’autres meubleront la première journée du vendredi 29 mars.

Le lendemain 30 mars, ce sera une soirée typiquement féminine avec de grosses pointures telles que Hawa Boussim du Burkina Faso, Sidonie La Tigresse, l’orchestre féminin Bella Mundo et Affou Kéita de Côte d’Ivoire.

Notons que cette édition est co-présidée par les ministres Maurice Kouakou Bandaman de la Culture et Siandou Fofana du Tourisme et des Loisirs.

Après le Maroc comme pays invité d’honneur l’année dernière, c’est au tour du Royaume d’Espagne à cette 7e édition de « A Chez nous pays ». Ce sera donc chaud les 29 et 30 mars prochains au complexe sportif d’Abobo.

 

Eloundou Brigithe

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Fin De Carrière Pour Med Hondo Cinéaste Mauritanien Une Icone Du Cinéma Africain

Au moment où les rideaux tombent sur la 26ème édition du FESPACO, un baobab du cinéma africain dépose sa caméra. Med Hondo, Etalon d’Or de Yennenga du Fespaco 1987 avec son film « Sarraounia » dont l’absence a été remarquée au cours de ce cinquantenaire de la biénale du cinéma africain s’éteint à Paris des suites d’un cancer. Il avait 83 ans.

Med Hondo peut être consi­déré comme un artiste accom­pli qui trans­forme tout ce qu’il touche en or.

Acteur, il est actif dans le dou­blage, notam­ment connu pour être, entre autres, la voix fran­çaise régu­lière d’Eddie Murphy, ou pour avoir prêté sa voix au per­son­nage de Rafiki dans la série de films « Le Roi lion », de L’Âne dans la série de films « Shrek ».

Metteur en scène, on le retrouve en 1969 dans « L’Oracle » de Guy Menga, au Studio des Champs-Elysées et en 2003 dans « La Guerre de 2000 ans » de Kateb Yacine au Théâtre Gérard Philipe.

Très pro­li­fi­que, en tant que réa­li­sa­teur, Med Hondo a légué au monde du Cinéma de nom­breu­ses œuvres à com­men­cer par « Soleil Ô » (1967), sélec­tionné à la Semaine de la Critique à Cannes, puis Léopard d’Or à Locarno. Med Hondo signe un véri­ta­ble réqui­si­toire contre le colo­nia­lisme fran­çais en Afrique, l’exploi­ta­tion et la situa­tion des tra­vailleurs noirs en France et la cor­rup­tion des élites. Ce film sera cen­suré dans de nom­breux pays. Il réa­li­sera un court métrage « Balade aux sour­ces » la même année.
En 1969 ce fut le tour de « Roi de Cordes » (court métrage) et « Partout ailleurs peut-être nulle part » (court métrage). 1973 verra la sortie « Les Bicots-nègres, vos voi­sins » et « Mes Voisins » (court-métrage).

En 1975, Med Hondo réa­lise « Sahel la faim pour­quoi ? », un film docu­men­taire. Puis sui­vront en 1976, « Nous aurons toute la mort pour dormir » ; 1978, « Polisario, un peuple en arme » ; 1979, « West Indies ou les nègres mar­rons de la liberté »

En 1986, il réa­lise « Sarraounia » du nom de la légen­daire Reine des Aznas. Le film évoque, à fin du XIXe siècle, la résis­tance de Sarraounia face à une troupe d’offi­ciers fran­çais et de mer­ce­nai­res sou­da­nais conduits par les capi­tai­nes Voulet et Chanoine venus conqué­rir le Niger. Il rem­por­tera l’Étalon d’Or de Yennenga au Fespaco 87.
En 1994, il signe « Lumière noire » ; 1998, « Watani, un monde sans mal » et 2004, « Fatima, l’Algérienne de Dakar ».

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Le Rwandais Joel Karekezi Remporte l’Etalons D’or Du Fespaco

« The Mercy of the jungle » (La miséricorde de la jungle), du réalisateur rwandais Joël Karekezi, qui dénonce l’absurdité de la guerre, a obtenu samedi à Ouagadougou l’Étalon d’or du Festival panafricain du cinéma et de la télévision (Fespaco)

L’Étalon d’Or de Yennenga du 26e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) a été décerné samedi 2 mars à « The Mercy of the jungle » (La miséricorde de la jungle), du réalisateur rwandais Joël Karekezi.

L’acteur belge Marc Zinga remporte le prix d’interprétation masculine pour son rôle dans ce film qui dénonce l’absurdité de la guerre.

« Ce film a été projeté en ouverture du festival, et le public a été très réceptif à cette histoire, anti-militariste, extrêmement émouvante, celle de deux jeunes soldats perdus dans la forêt ».

L’étalon d’argent récompense « Karma », de l’Égyptien Khaled Youssef, et l’Étalon de bronze va à « Fatwa », de Mahmoud Ben Mahmoud (Tunisie).

Le prix d’interprétation féminine revient à Samantha Mugotsia, pour son rôle dans « Rafiki », de la Kényane Wanuri Kahiu. Ce film, projeté à Cannes en 2018, avait été censuré dans son pays parce qu’il racontait une histoire d’amour entre deux femmes.

 

KENNEDY4[1] Francois MBOME

 

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La Réalisatrice Amina Weira Du Niger Est Sur La Toile Avec « La Colère Dans Le Vent»

« C’est le cinéma qui m’a choisi, je ne l’ai pas choisi. Apparemment nous faisons bon ménage »Amina Weira est une jeune réa­li­sa­trice nigé­rienne. Elle avait d’abord caressé l’espoir d’être un jour géo­lo­gue avant de se lais­ser happer par la pas­sion du cinéma. Après des études en mon­tage et en réa­li­sa­tion docu­men­taire de créa­tion au Niger et au Sénegal l’ Un de ses films « La colère dans le vent » l’a sorti de l’ombre

Après avoir décro­ché mon bac­ca­lau­réat, Je vou­lais étudier la géo­lo­gie. J’ai donc pos­tulé à l’Ecole des Mines et de la Géologie (EMIG) de Niamey au Niger. Je n’avais mal­heu­reu­se­ment pas été rete­nue. Je me suis par la suite ins­crite à l’Institut de Formation aux Techniques de l’Information et de la Communication (IFTIC) dans la filière tech­nico-artis­ti­que, sec­tion mon­tage. Par la suite, l’IFTIC a ouvert un master en réa­li­sa­tion docu­men­taire de créa­tion. Je me suis dit pour­quoi ne pas faire la réa­li­sa­tion car nos for­ma­teurs ont l’habi­tude de nous dire qu’un bon mon­teur doit être un bon réa­li­sa­teur et du coup je me suis dit que je vais faire de la réa­li­sa­tion pour com­plé­ter ma for­ma­tion en mon­tage

Après mon master 2 j’étais sortie également avec un projet de film moyen métrage. Après ça j’ai eu la chance d’assis­ter à un pitch de Africa Docs j’ai eu la chance de trou­ver des pro­duc­teurs. Généralement mes thèmes ont tou­jours un lien avec l’envi­ron­ne­ment. J’ai eu à faire trois courts métra­ges, les deux trai­tent de l’envi­ron­ne­ment, de la nature « La colère dans le vent (2016) ». Ce film traite des consé­quen­ces envi­ron­ne­men­ta­les et sani­tai­res dans la ville d’Arlit au Niger, une ville dans laquelle j’ai grandi. Pourquoi des thèmes liés à l’envi­ron­ne­ment ? Parce que j’ai des ori­gi­nes noma­des et pour moi la nature et l’envi­ron­ne­ment sont des choses impor­tan­tes qu’il faut pré­ser­ver.

En ce moment j’ai un projet d’un docu­men­taire  sur la migra­tion au niveau de la ville d’Agadez. A tra­vers ce film j’aime­rai mettre en exer­gue l’appli­ca­tion de la Loi contre le trafic des migrants.

 

KENNEDY4[1] Francois MBOME

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Ce Bout D’Homme De 11 Ans Réalisateur De Clip Gabonais

Son tout premier clip a déjà séduit des grands noms du hip hop gabonais dont Lord Ekomy Ndong qui aimerait travailler lui.

Cet élève de 6ème, au Lycée Mbélé de Libreville, qui rêve d’aller dans l’espace et de créer des appareils high tech semble être aussi un génie de la scénarisation.

C’est ce que son oncle, le rappeur “Le Flow du sud”, a découvert après que le réalisateur initialement prévu pour son tournage lui ait posé un lapin.

Le jeune garçon va alors lui proposer ses services. Je peux shooter ton clip si tu veux, si c’est pas bon, on efface”, lui affirme, sans sourciller, le jeune apprenti réalisateur.

Le rappeur, poussé par sa curiosité, accorde le bénéfice du doute à son neveu. C’est ainsi qu’il décide d’immortaliser la pré-production du tournage en filmant le jeune réalisateur pour comprendre son approche de la réalisation mais aussi certifier les faits au cas où le titre connaîtrait du succès.

Muni d’un samsung S7 EDGE, le futur “Little X” gabonais nous plonge dans l’univers du titre “Austérité”, une représentation de la crise sociale et économique que traverse actuellement le Gabon. Un scénario simple mais riche qui colle aux rimes de son tonton rappeur.

Avec ce clip, le jeune Paul Jeremie Ehoumba Kakassa fait preuve de courage, de génie et fait parler son talent sans complexes comme beaucoup d’ados d’ailleurs dont la précocité créatrice est favorisée par l’accès facile aux nouvelles technologies.

Si ce jeune adolescent est bien encadré, il peut dans un futur proche nous produire des œuvres de bonne qualité tant sa volonté est hautement affirmée.

Marie.T

 

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Comment Adopter Le Pagne Tissé Burkinabè

 

Tonalités neutres rappelant la terre ou couleurs tous azimuts, le pagne tissé burkinabè a le vent en poupe. Découvrez comment l’adopter.

Le designer ivoirien, Elie Kuame, le styliste burkinabè François 1er ou encore le créateur de la marque De la Sébure, en sont les ambassadeurs… Ce pagne tissé venu du pays des hommes intègres est réalisé selon une technique ancestrale de tissage à partir de panneaux, et l’activité est majoritairement féminine. Un tissu en passe de détrôner le wax. La preuve avec ces inspirations tendance en images !

Claudia

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Zoom Sur Pascale EYANG NDONG

Cela fait deux ans que Dona Pascale EYANG NDONG a fait le grand saut dans l’inconnu. Après avoir jonglé entre son emploi et sa passion pendant plusieurs années, la jeune femme a décidé de fermer une porte de sa vie pour en ouvrir une nouvelle qui lui offrait plus de plaisir et de curiosité. De Port-Gentil aux fashion weeks continentales, la marque Dona PEN Design s’est muée en ambassadrice de la Haute couture gabonaise. Une histoire, un parcours, un talent que nous vous faisons découvrir.

Après avoir passé des années à travailler dans une compagnie pétrolière, vous vous êtes reconvertie dans la mode ? Pourquoi ce choix ?

J’ai en effet travaillé pendant une dizaine d’années avant de décider de quitter ce confort pour me lancer à plein temps  dans le développement de ma marque Dona PEN Design. Le choix d’une carrière en tant que créatrice de mode s’est fait progressivement.

J’ai d’abord commencé à dessiner pour moi, pour être unique et originale. Je trouvais les modèles dans les catalogues disponibles chez les couturiers trop traditionnels, ils manquaient de fantaisie, de fraîcheur. de plus en plus de personnes ont apprécié mes créations et m’ont demandé de dessiner pour eux. C’est ainsi qu’est né mon attrait pour la création.

Pour ce qui est du pagne, c’est un séjour professionnel au Nigeria qui en est à l’origine. De fil en aiguille, ma passion pour la création et le plaisir de voir les autres heureux dans mes créations a pris plus de place et en demandait plus. J’ai combiné ma passion et mon travail pendant près de 5 ans, de 2011 à 2016.

Je me sentais plus libre, plus vivante, plus épanouie et plus utile quand je me dévouais à ma marque Dona PEN Design. Fin 2015,  le choix s’est imposé à moi et un an plus tard c’est devenu une réalité.

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La transition a-t-elle été difficile ? Avez-vous eu des moments de doute ?

La transition a été plus libératrice que difficile pour moi. C’était un choix mûrement réfléchi. Douloureux, mais réfléchi. Deux ans après avoir fait ce choix, je n’ai toujours aucun doute. Je ne regrette rien. Chaque jour j’apprends davantage.

Dona PEN Design votre marque, existe en effet depuis 2016. Comment avez-vous réussi à vous imposer dans ce milieu ? 

Avant toute chose, je tiens à préciser un élément d’importance quant au nom de la marque Dona PEN Design. Il a été inspiré par une de mes sœurs en 2011; ce qui fait que le nom de la marque existe depuis 2011, mais la marque existe juridiquement depuis 2016.

Je ne dirai pas que je me suis imposée. J’ai fait et je fais ce que j’aime. Je préfère penser que c’est l’univers de la marque, sa fantaisie, sa façon de présenter et d’utiliser le pagne qui a su séduire et s’imposer aux personnes qui l’apprécient aujourd’hui.

Nous imaginons que vous avez dû traverser des difficultés, une en particulier que vous souhaitez partager ?

La plus grande difficulté est liée pour moi à la mentalité du public. Il a encore du mal à faire la distinction entre un travail de couturier et celui de designer/créateur et de facto à payer le prix. Ceux qui sont attachés à la marque apprécient notre travail et n’hésitent pas à payer pour du Dona PEN, pièce unique ou collection. Ils sont notre principale source de motivation. Nous en profitons pour les remercier et leur faire un clin d’œil, ils se reconnaîtront ! (rires)

Malheureusement, on a souvent des clients qui font des remarques et sous entendent qu’ils préfèrent avoir des pièces uniques ou très limitées mais ne sont pas prêts à payer le prix de la rareté !

Le wax est votre tissu de prédilection, il existe déjà au Gabon de nombreuses marques qui travaillent cette pièce. Comment Dona PEN Design arrive à tirer son épingle du jeu ?  

Dona PEN Design n’est pas juste une marque qui propose des créations en wax. C’est une marque qui propose un univers, de découverte, de fantaisie et de risques. Nos créations proposent des associations d’imprimés improbables. C’est un exercice parfois risqué qui oblige aussi à sortir de sa zone de confort, à oser, à se découvrir à travers ces prises de risque.

Nos créations offrent des voyages et des découvertes à travers les matières que nous utilisons et associons. Par exemple, la collection “Wax in the fifties” était un véritable voyage dans les années 50. Notre ancien Ministre des PME, Biendi Maganga Moussavou l’a d’ailleurs comparée avec plaisir à la comédie musicale “Lalaland”. La collection “Teranga”,  inspirée de mon voyage au Sénégal, associe le bogolan, le jean et le wax.

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Comment définiriez-vous Dona PEN, sa vision ? 

Dona PEN est une marque fraîche et décalée qui offre des créations colorées, majoritairement à base de pagne. C’est le nouveau chic avec une touche de fantaisie et de glamour.

La vision de la marque est de faire (re)découvrir les tissus africains et de les (ré)intégrer dans nos habitudes vestimentaires quotidiennes en étant chic et glamour.

Si vous deviez recommander une pièce de vos créations laquelle serait-elle ? Pourquoi ?

C’est un choix difficile que vous me demandez de faire ! (rires) J’ai en général toujours un coup de cœur pour une pièce dans chacune de mes collections. Mais puisque je ne peux en choisir qu’une (difficile, difficile), je dirais le “Trench coat” manches longues.

Tout d’abord parce que le Trench est une création intemporelle, c’est une pièce qui rehausse votre style avec subtilité et classe. Ensuite, parce que dans mon adaptation du Trench coat, on retrouve la touche Dona PEN : le jeu de l’a priori avec le mélange d’imprimés et le bouton en initiales “DP”, sculpté dans de la noix de coco par les talentueux artisans gabonais d’ O’Nyanga Design. C’est un look moderne avec du pagne.

 

En 2017, vous avez participé à la Dakar Fashion Week, puis à l’African Fashion Festival à Accra et à l’International Fashion Show en Angola. Il y a encore quelques semaines, vous étiez à Casablanca pour le Festival International de la Mode Africaine. Comment se sent-on après un tel marathon ? 

On se sent enrichi. Définitivement.

La Dakar Fashion Week a été le premier défilé à l’international pour la marque. Cela a été le véritable déclic. Vous avez l’impression de rêver, parfois vous ne réalisez pas y être. Il y avait une telle concentration de talents, de sources d’inspiration. J’ai également appris que votre travail parle pour vous.

Le plus incroyable dans tous ces rendez-vous de la mode, du moins ceux auxquels j’ai participé, c’est qu’il y a chez les plus grands, les meilleurs, tels que Soraya Da Piedade, Elie Kuame, Adama Paris, Tina Lobondi, Zaineb Elkhadiri, pour ne citer que ceux-là, une véritable humilité, un véritable don de soi. On apprend à leurs cotés tout en s’amusant, en discutant, sans protocole, en toute simplicité. Aujourd’hui, on fait tous partie d’une famille. On a du mal à se séparer à la fin des fashion weeks, on en pleure parfois (rires). Ça devient une famille.

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Que diriez-vous que ces défilés vous apportent à chaque fois ?

Au-delà de présenter nos créations et ce que la marque sait faire, participer à ces défilés à l’international permet d’avoir une idée de ce que la marque vaut sur le marché international, comment notre univers, nos créations sont accueillis. Cela donne envie de se surpasser pour être à la hauteur des stylistes avec lesquels on a l’honneur de partager le podium et du public qui est notre véritable critique.

C’est une opportunité immense d’ouverture d’esprit, de découverte dans les techniques de création et de matériaux, d’exploitation des matières, de partage de cultures.

Votre nouvelle collection a été présentée il y a quelques semaines. Que pouvez-vous nous en dire ?

Notre nouvelle collection a été baptisée “JE T’INVITE”. Elle  a été présentée pour la première fois à Luanda, en Angola, ensuite à Casablanca, au Maroc. L’inspiration de cette collection est venue du raphia, matériau très utilisé dans notre culture vestimentaire traditionnelle. L’idée était de découvrir une nouvelle facette de ce matériau, comment il pouvait être utilisé différemment dans des créations modernes que l’on pouvait porter à un rendez-vous de travail ou pour un dîner sans que cela ne fasse ringard ou trop traditionnel.

Claudia

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Retour Sur Le Concert De Wally Seck Au Maroc

Wally Seck était en concert samedi dernier à Casablanca, au Maroc. Une grande première pour le “Golden Boy” de la musique sénégalaise sur le sol du Royaume chérifien. En exclusivité, Dakarmusique est en mesure de vous dévoiler les chiffres du spectacle.

En effet, grâce à un des promoteurs, du nom de Bocar Seck, nous en savons un peu plus sur le nombre de personne qui a assisté au concert du fils de Thione. 2500: c’est le chiffre qui nous a été donné par l’organisation. Pour une première, les Sénégalais ont répondu à l’appel. Wally retentera très certainement l’expérience une nouvelle fois dans l’espérance de réunir davantage de monde.

Nicodème T

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Clip – Locko & BGMFK En Plein Tournage

Tout comme ils l’avaient fait lors du passage du chanteur Hiro au Gabon, le groupe BGMFK a profité de la présence de l’artiste camerounais Locko dans la capitale pour tourner le clip qui concrétise leur collaboration.

A la caméra, le désormais réalisateur fétiche du groupe : Mahiné Sef. Le montage du clip est terminé, reste à connaître la datede sortie et le titre de la chanson.

En attendant, BGMFK sort un nouveau single ce vendredi 13 juillet avec le célèbre DJ EXKI.

Source  Gabon Célébrité