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LES CHRONIQUES DE BITJOKA ELIANE : LA PEINTURE CORPORRELLE OU BODY PAINTING

La peinture corporelle est aujourd’hui l’une des formes d’expression les plus connues et utilisées. Aucun anniversaire, ou célébration ne peut se passer du body painting qui donne une connotation plus festive et plus attrayante et apporte ce coté carnavalesque à toute manifestation qui se veut à la mode.

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Mais revenons en arrière aux origines de la peinture corporelle. Elle est l’une des premières formes d’expression plastique les plus utilisées par nos ancêtres. A l’aube de l’humanité ils découvrent la terre colorée, le charbon de bois, la craie, le jus des baies colorées, le sang des animaux et bien d’autres pigments qui sont d’origine minérale, animale ou végétale. Probablement avant même que la première pierre ne soit gravée, l’homme applique ainsi des pigments sur son corps pour affirmer son identité par rapport à son entourage. En ces temps la peinture corporelle servait plus à des fins utilitaires et les couleurs n’étaient pas utilisées au hasard.

  • Le blanc rare donc hautement puissant ( à base d’argile ) est associé à la purification, au deuil, à la mort ou aux esprits
  • L’ocre est associé au sang et symbolise la force vitale et la fécondité.

– le body painting a d’abord été utilisée comme peinture de guerre pour impressionner l’adversaire

– Ensuite comme signe identitaire à l’intérieure de la tribu le long de son existence et devient un langage initiatique.

– Et enfin comme camouflage pour la chasse. Cette dernière est utilisée par toutes les armées du monde actuellement. Outre les tenues de camouflage la peinture vient compléter tout cet accoutrement. Ainsi on peut longtemps observer l’ennemi avant de l’attaquer.

– Elle peut aussi dans certains cas être le symbole d’une lutte politique comme ce fut le cas en 1938-1997 pour la musique et les peinture tribales du nigérian fela Anikulapo kuti . Elle symbolise la contestation des autorités morales et politiques de son pays. C’est le rapprochement de l’art et de la peinture corporelle et du discours des luttes contre les oppressions.

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De nos jours le body painting trouve un nouvel essor. L’artiste utilise le corps comme support pictural de ses œuvres tout en profitant de l’évolution des techniques et des types de pigments qui permettent une palette plus large de possibilités pour l’impact visuel. Le body painting a donc beaucoup évolué dans un but purement ludique et ornemental, par son coté spectaculaire il est une activité événementiel très prisé. Plusieurs festivals lui sont consacrés

Le WORLD BODY PAINTING FESTIVAL en Autriche

THE INTERNATIONAL BODY PAINTING CONTEST en Belgique

Ou pendant le FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM FANTASTIQUE de Bruxelles.

La peinture corporelle quelque soit le but de son utilisation (communication, rituel magique, guerre, ornements) est la manifestation de la créativité et de l’imaginaire communs à toute l’humanité depuis la nuit des temps…

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Elie Walter Ngambi « Comment Conserver Et Valoriser Sur Place Le Riche Patrimoine Artistique Et Culturel Dont L’Afrique Se Dote Depuis La Nuit Des Temps ? »

Il va de soi que la tâche est tout sauf aisée, tant des contingences endogènes qu’exogènes défavorables dissuadent plus d’un à en prendre le chemin. Qu’à cela ne tienne on peut oser quelques pistes de réflexion. C’est d’ailleurs pour moi l’occasion d’annoncer que ces réflexions font l’objet d’un ouvrage en préparation dans lequel j’aborde la problématique plus englobante du développement d’une économie culturelle en Afrique de manière générale et au Cameroun en particulier.

Première étape : prendre conscience de la valeur incommensurable de la culture et des arts. Pour ce faire, nos États doivent se définir une politique culturelle ambitieuse qui soit à la hauteur de capacités et qualité de production que les acteurs sur le terrain ont pu leur doter. Prendre en compte les enjeux de l’heure qui positionnent l’art africain et toutes les autres ressources dont le continent est doté, au centre des intérêts géostratégiques et des investissements majeurs de nombreuses puissances. Comme pour les autres matières premières stratégiques, l’Afrique sous la houlette de ses leaders institutionnels doit pouvoir négocier à son avantage avec ses partenaires extérieurs d’où qu’ils viennent. Surtout lorsqu’il s’agit des exportations de telles ressources. L’idéal étant de conserver sur place un tel patrimoine, tout en assurant Leur attractivité auprès des investisseurs, de consommateurs et de touristes intérieurs et extérieurs.

Deuxième étape : se doter de tout le nécessaire pour conserver et valoriser ce riche patrimoine. Ce qui passe par l’aménagement et la multiplication d’infrastructures essentielles, telles que musée, galeries, centres culturels, etc. Ajouter à cela des structures d’accompagnement  et de valorisation des acteurs et leur production. Car pour des artistes livrés à eux-mêmes et qui peinent à se départir de la précarité à laquelle les condamne l’indifférence et l’incurie générales, la perspective de vendre leurs oeuvres à l’extérieur à des prix inespérés ici est une aubaine sur laquelle on s’interdit de cracher. Sauf que, comme démontré plus haut, cette saignée est préjudiciable à nos pays. D’autre part, il faut comprendre que la constitution du patrimoine immatériel est continuelle et dynamique, les pièces d’art délivrées aujourd’hui venant s’additionner aux biens et valeurs d’antan, pour construire le lègue sensé nous survivre pour les générations à venir. Ce qui nous amène vers l’étape suivante, qui fera l’objet d’une autre communication.

Si toutes ces oeuvres s’en vont que nous restera-t-il ? Où et comment faut-il les conserver et valoriser ?

ELIE WALTER NGAMBI

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LES CHRONIQUES DE BITJOKA ELIANE

LA STATUE DE LA LIBERTÉ, HISTOIRE ET ORIGINE (Première Partie)

Aujourd’hui la statue la liberté est devenue le monument universel qui symbolise la liberté. Des touristes affluent du monde entier vers les Etats Unis pour admirer la grande dame, faire des selfis et surtout ramener dans leurs bagages des répliques miniatures. Mais combien ont déjà entendu parler de Bartholdi ou Edouard de Laboulay?

Dans cette chronique nous essaierons du mieu que possible de relater les évènements historiques qui ont conduit à cette magnifique aventure et qui ont lié ces deux hommes. Le recit sera plus long que d’habitude mais c’est une histoire passionnante qui mérite d’être connue.

En 1865 la France est en train de sortir du régime monarchique autoritaire. Malgré toutes les différences politiques (républicains, socialistes, conservateurs) tout le monde est d’accord pour contrecarrer Napoléon III, il faut souligner que ce dernier soutenait l’ Amérique anti- abolitioniste. La deuxième république est faible ce qui ne s’arrange pas avec le temps puis la guerre prussienne qui précipitera sa chute. Isolé politiquement le pays se cherche donc un avenir et se tourne naturellement vers une nouvelle nation libre de parole au regard de ce qui se pratique à ce moment là en France.

Les Etats Units sortent d’une guerre civile de 5 ans connue sous le nom de “guerre de cessession”(1861-1865). Le pays est à réunifier et toutes les idées sont les biens venues.

C’est dans ce contexte qu’en 1865, le 21 avril plus précisément , à quelques kilomètres de Metz (France) dans la commune de Glatigny, Edouard de Laboulaye, politicien influent et professeur au collège de France, féru d’histoire américaine convie quelques amis à un repas pour célébrer l’abolition de l’esclavage aux Etat-Unis . Sont présents parmi d’autres invités, Hipolyte de Toqueville, Oscar de Lafayette, Charles de Rémusat et surtout le jeune sculpteur auguste Bartholdi. De Labouley prononce un discours au cours duquel il propose l’idée de la construction d’une gigantesque statue à offrir aux américains. Proposition qui n’était pas anodine puisqu’il devait bien savoir que le jeune Bartholdi trainait dans ses cartons un projet similaire tout prêt qui avait été refusé par le Khédive d’Egypte, auquel il proposait de réaliser une statue colossale nommée “l’Orient éclairant le monde”et ressemblant étrangement à l’actuelle statue de la liberté. Malgré la tristesse qui seccoue l’actualité du moment, en effet le président Lincoln qui a aboli l’esclavage et réussi à fédérer le Nord et le Sud déchirés par une guerre civile vient juste d’être assassiné 6 jours auparavant. Cependant c’est muni de cette proposition qui vise à prêsenter le genie Francais à la face du monde que Laboulaye enthousiasme toute l’assitance. L’idée de la statue est de mettre en avant le manque de liberté en France

Bartholdi est chargé de trouver le site. Il se rend aux Etats-Unis et trouve à l’endroit de l’ile de Bedloe’s qui se trouve être un ancien fort millitaire l’emplacement idéal. Il écrit à de Laboulaye en ces termes “ Ici je ressens les lieux, c’est ici que les hommes voient le nouveau monde pour la première fois, c’est ici que ma statue devra se dresser pour diffuser ses rayons de liberté sur l’ancien et le nouveau monde”. Cette île offre l’avantage de ne pas être directement s’exposée à l’océan, la statue serait alors mise à mal par les intempéries. Reste tout de même le problème du fort qui heureusement avait été déclassé et il n’en reste juste qu’une coquille vide. Rapidement Bartholdi comprend que cet inconvenient à détruire peut servir de base pour le socle. Les américains adoptent l’idée puisque le parlement donne son aval par la suite et New-York est le poing d’entrée des E-U. Bartholdi profite aussi pour tisser des liens avec des américains qui soutiendraient son initiative.

En 1865 au départ de cette idée il ne s’agit pas encore d’un monument en l’honneur d’une quelconque amitié franco- américaine aussi les américains montrent très peu d’enthousiasme encore moins de l’intérêt vis à vis d’une statue sur leur territoire, il n’est donc pas question qu’ils payent pour quoi que ce soit et surtout qu’ils n’ont rien demandé eux . Mais Bartholdi a l’idée lumineuse de transformer la statue en dont de la France aux Etat Unis et à partir de ce moments ces derniers adhèrent lentement et finissent par faire les travaux nécessaires pour son érection.

La statue sera donc 100/100 Française et le socle 100/100 américain.

Le financement n’aura pas été facile aussi bien en France qu’ aux Etats-Unis, à projet collosal financement conséquent.

En France une gigantesque collecte est organisée de 1875 à 1880. Des milliers de particuliers, de nombreuses entreprises et administrations adhèrent au projet, soucieux de l’image de leur pays vis à vis des étrangers. les récoltes s’élèvent à 1 000 000 de francs de l’époque.

Le financement Americain suivra à peu près le même chemin: des donations, des récoltes en passant par la presse, quelques entreprises ainsi que par des évènements festifs (matchs de boxe notamment) dès lors les constructions étaient lancées.   à suivre

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LA PERFORMANCE ARTISTIQUE

Le terme provient directement de l’anglais “to perform” dont il est la traduction littérale signifiant “interpreter”, la performance artistique se comprend donc comme une manière particulière de se mettre en scène.

La performance artistique est une tradition artistique interdisciplinaire née vers le milieu du XIXe siècle dont les origines se rattachent aux mouvements d’avant garde      (Dadaisme, futurisme…). C’est une action conduite par un artiste et est, par essence un art éphémère qui laisse peu d’objets derrière lui . C’est pourquoi la trace est gardée par les photographies et les livres. L’oeuvre performance s’inscrit dans le temps et non dans la matière. Dans l’occident des annees 50-60 du siècle dernier, l’art performance intervient dans un contexte de l’assimilation intellectuelle des tragedies de la seconde guerre mondiale ou l’insouciance de la société des consomations libère ainsi des aspirations émancipatrice du sujet qui se heurte à des cadres d’autorités traditionnelles ( familles, religions…) toujours puissantes.

Dans cette brèche se sont engouffrées des théories et des pratiques qui alertent sur le fait que les représentions , loin de contenter et de rendre compte du monde tel qu’il est, ont en meme temps pour éffet de produire ce monde lui même. De ce fait le post feminisme étaye ses théories du genre, par lesquelles le corps finit par être perçu comme produit de la culture.

Nombre d’artistes de la performance la plus contemporaine trouvent là un accélérateur vertigineux pour leurs approches. Le passage aux limites est alors une stratégie permettant d’ébranler les codes qui conditionnent la perceptions aussi bien du performeur que de son spectateur et cet engagement va jusqu’à la prise de risque la plus effective.

En 1971 dans “Shoot” Christ Burden est blessé quand il demande à un partenaire de lui tirer dessus avec une carabine il explique alors concevoir son art sur le mode d’un “travail d’enquete “. Plus tard en 1974 , il se fera cruxifier sur le toit d’une automobile.

Gina Pane procède dans “escalade non- anesthesiée “ pieds nus, à l’ ascention d’une échelle dont les barreaux portent des lame de rasoir qui entament sa chair en 1972. Dans “and for today nothing” Stuart Brisley s’immerge pendand 2h chaque jour dans une baignoire remplie d’un liquide noiratre ou flotte de la viande en putrefaction.

aujourd’hui on peut remarquer la prolifération des jeunes artistes se revendiquant de la performance , quelles que soient leurs filières disciplinaires respectives d’origine. A cet égard il ne manque pas de critiques pour craindre qu’on soit passé d’une transgression de l’académisme à un académisme de transgression. Il est dès lors permis de se demander si tout ailleurs que dans le seul chant de l’art, il peut s’imaginer une notion de performativité . Le fait de designer des éléments du monde recèlerait déjà une performativité , et en definitive le monde lui même serait à percevoir comme découlant du régime de ses représentations , avec tout ce potentiel performatif que ses representations et énnonciations recèlent.

BITJOKA ELIANE

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RÔLE ET OBJECTIFS DES ARTS PLASTIQUES CHEZ L’ENFANT

La formation aux arts plastiques évoque l’apprentissage des techniques d’habileté manuelle qui développent la créativité et la capacité d’expression artistique que chaque individu porte dans son intérieur.

Pour cette raison, nous considérons que cet apprentissage est une partie importante du processus éducatif que toute personne devrait suivre dès l’enfance. La maîtrise de l’expression plastique est sans aucun doute un outil éfficace pour éveiller nos différents sens, favoriser notre capacité créative et l’exprimer dans tous les aspects de notre vie sociale et professionnelle.

Compte tenu de sa haute valeur pédagogique, la formation à l’expression plastique est aussi importante que les autres matières qui composent le programme officiel d’enseignement. Chez l’élève elle développe la créativité, l’imagination en faisant travailler l’émisphère droit de notre cerveau, nous procurant plus d’auto-confiance et en nous rendant plus agile dans la recherche des solutions;

Les activités exposées sont construites selon trois axes principaux :

  • L’installation d’une pratique régulière qui permet de mettre à la disposition des enfants des moyens matériels adaptés à leur âge, pour répondre à leurs besoins de pratiquer, la maitrise progressive de leurs gestes, leur capacité d’adaptation à des contraintes.
  • Des mises en situation pour une éducation du regard, afin d’entrainer l’enfant dans une démarche de découverte progressive notamment à travers le portrait, les jardins, les différentes manières de representer les animaux etc.. Ces situations permettent d’aborder des techniques (collage, dessin…) bref de varier les dispositifs pédagogiques en mettant l’accent sur la démarche.
  • Une culture de la sensibilité par des références artistiques en visitant des musées, des professionnels de l’art, les atéliers d’artistes. En résumé ménager des sorties (dimension spatiale), conserver la trace de l’évolution du travail (dimension temporelle)

Il faut cependant noter que l’objectif de l’apprentissage à l’expression plastique dans l’étape scolaire n’est pas la parfaite maîtrise de telle ou telle autre technique artistique, mais le travail progressif pour optimiser les capacités naturelles de chaque enfant.

L’objectif est de developper et installer chez l’élève une pratique créative à partir de situations qui sollicitent son imagination, l’emmener a exercer sa capacité d’invention, à enrichir ses différentes formes d’expression. La situation des mises en place visent à faire acquérir des compétences fondamentales : ajuster ses gestes en fonction d’une intention de percevoir et de reconnaître les effets plastiques obtenus, modifier et affiner son action.

BITJOKA ELIANE

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Installation

Nombreux sont ceux qui assistent à des installations sans savoir réellement de quoi il s’agit. Bien entendu ceci concerne le grand public qui n’a pas une grande compréhension de l’art en général mis à part l’appréciation visuelle. À mon avis, c’est l’une des raisons pour lesquelles l’oeuvre d’art n’est pas appréciée à sa juste valeur en Afrique. « C’est une affaire occidentale dit-on souvent ». Cela dit, il faut noter que l’artiste lui même a quelque peu contribué à cette mystification de l’art mais, cela fera l’objet d’une autre chronique.

Le but premier de ces publications est de mieux faire connaitre ces métiers si passionnants au plus grand nombre et permettre ainsi à chacun d’avoir une compréhension plus claire de la démarche d’un artiste.

Le terme installation paru dans les années 1960 s’applique généralement à des oeuvres crées pour des espaces intérieurs contrairement aux oeuvres d’extérieur très souvent signées comme art public.

Les installations mettent en scène dans une organisation qui a sa propre dynamique des médias traditionnels tels que la peinture, la sculpture, la photographie et fréquemment des médias modernes à savoir les projections (films vidéo), le son, l’éclairage. De ce fait une installation est une oeuvre d’art hybride mise en scène dans un espace qui n’est pas spécifiquement destiné à l’art, un temps qui va de l’éphémère au pérenne.

C’est l’invitation à une réflexion sur son site, son contexte de même qu’elle questionne sur l’oeuvre d’art et l’art en général.

Qu’est-ce qui est de « l’art » ?

–  L’oeuvre d’art doit-elle être unique et éternelle ?

–  Peut-elle être immatérielle ou temporaire ?

L’installation est un genre d’art contemporain qui désigne une oeuvre confinant différents médias dans le but de donner une nouvelle vision de l’image traditionnelle de l’art, et de faire vivre au spectateur une expérience lui permettant quelquefois d’interagir avec l’oeuvre, il devient donc actif et non plus passif.

C’est pour cette raisonqu’on dit qu’elle est immersive car, elle ne sollicite pas seulement le regard mais enveloppe le spectateur dans un espace imaginaire et lui propose des expériences sensorielles nouvelles. Placé au coeur de tout ce processus artistique, le spectateur est immergé dans un environnement où ses sens sont stimulés, le confrontant à la réalité de l’oeuvre.

BITJOKA ELIANE

 

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ART CONTEMPORAIN

Selon wikipédia l’art contemporain désigne de façon générale et globale l’ensemble des oeuvres produites de 1945 à nos jours et ce quel que soit le style et la pratique esthétique mais principalement dans le champ des arts plastiques.

En France l’expression « Art Contemporain » est aussi utilisée pour désigner les pratiques esthétiques et réalisations d’artistes revendiquants une avancée dans la progression des avant-gardes et une transgression des frontières entre les domaines artistiques ou une transgression « des frontières de l’art » telles que le conçoivent l’art moderne et l’art classique.

La notion de « contemporaineité » est d’abord une notion historique. Selon cette approche, la période contemporaine commencerait à partir de 1945 avec la fin de la seconde guerre mondiale. Mais « contemporaineité » signifie aussi simultanéité. Est contemporain ce qui est dans la même période, y compris le présent. Appliquée à l’art cette notion revêt une spécificité esthétique qui peu devenir polémique car les auteurs n’ont pas la distance nécessaire pour apprécier les oeuvres.

La désignation art contemporain ne devrait pas seulement être considérée de manière chronologique. Car toutes les productions contemporaines n’appartiennent pas à la démarche contemporaine, ni ne se révendiquent comme telles. De plus de nouvelles références permettent de définir ce qu’est la méthode contemporaine. L’une des premières est la transgression vis-à-vis de l’époque antérieure; ainsi la notion d’art contemporain voudrait affirmer son indépendance non seulement par rapport à la notion d’art dite « classique » aux beaux-arts

Toutefois notons qu’en 1929, le 8 Novembre fut inauguré dans le quartier de Midtown à Manhattan le MUSEUM OF MODERN ART (MOMA), crée à l’initiative de trois amies : Abby Rockefeller, Lillie P Bliss, et Mary Quinn Sullivan. Ces trois mécènes ouvertes d’esprit et cultivées prônaient la nécéssité pour leur ville de posséder un musée entièrement dédié à l’art contemporain ayant dès son inauguration, vocation à acceuillir à la fois les oeuvres connues de tous et celles des nouvelles générations.

BITJOKA ELIANE.

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LE RÔLE DE L’ART ET DE L’ARTISTE DANS LA SOCIÉTÉ AFRICAINE

 

L’art en Afrique et au Cameroun en particulier est entrain de gagner du terrain quel que soit sa forme, sa nature et sa qualité. Le marché de l’art de nos jours est donc très prolifique. Ne serait-il pas oppportun pour l’élite dirigeante de réfléchir sur les rôles respectifs de l’art, de l’artiste, et la place qu’il convient de lui donner dans la société.

Pourtant, peu de gens comprennent ce rôle. Ils sont nombreux ceux qui attérissent dans l’art ayant échoué dans tous les domaines de la vie. Pour certains, l’art est un accessoire de tourisme. Tandis que pour d’autres, c’est une aide au developpement personnel, le plus « valorisant » serait une considération décorative et divertissante. Enfin, il y en a qui considèrent que l’art est davantage un outil de propagande ou de séduction dont il faut s’approprier.

Cependant, sa véritable mission est autre. Plutôt que de répondre aux questions, l’art nous emmène à remettre en question notre comprehension de la réalité, suscite une intérrogation dans les rapports avec l’univers.

L’artiste est une éponge qui s’inbibe de son environnement, il évolue donc au déla de ses expériences personnelles, des événements et changements sociaux.  Les connaissances, possibilités ou limites technologiques de son époque sont les autres facteurs qui entrent en jeu et déterminent son champs d’action et d’investigation.

Par sa pratique, l’artiste transpose sa perception de l’univers en une proposition qu’il soumet à la société. Proposition qui trouve un large écho chez ses concitoyens ou non. Certaines propositions ne s’adressent  qu’à une élite éclairée,  dû au fait qu’il est nécessaire de disposer d’une  connaissance préalable  permettant de déchiffrer le message.

L’homme dans sa société vit le nez collé à son quotidien, tandis que l’artiste perçoit au-delà. Qui sommes-nous donc pour décider en lieu et place de artiste, quelle forme artistique sera ou non notre avenir.

Les politiques et organismes culturels se doivent donc de valoriser et favoriser l’expression artistique sous toutes ses formes et tendances sans aucune influence ni conditionnement.

Le temps fera le reste.

BITJOKA ELIANE