Publié dans Actu, International, Musique

The Cinematic Orchestra De Retour Sur Scène

Fondé il y a deux décennies, le combo électronique anglais formé par Jason Swinscoe se réunit douze ans après leur premier album Ma Fleur, sorti en 2007. À découvrir au Casino de Paris lundi 18 mars.

Il y a quelques semaines, quelle ne fut pas notre surprise de voir apparaître le nom de The Cinematic Orchestra sur nos radars. Au-delà de la satisfaction narcissique d’étaler notre science, il fallait en parler. Car, franchement, avez-vous besoin de nous pour décider d’assister aux grands shows de la variété française ou internationale? En revanche, vous tirer par la manche pour découvrir les gourmandises sonores aux saveurs désarmantes d’un certain Jason Swinscoe, DJ fondateur de The Cinematic Orchestra, voilà qui mérite de mouiller la chemise, de tâtonner dans le dictionnaire et de mobiliser la rhétorique aristotélicienne.

Il a beaucoup été écrit sur ce que le cinéma doit à la musique mais l’influence du septième art dans l’univers musical n’est pas non plus à négliger. La narration en images est devenue un élément essentiel pour certains compositeurs, notamment dans la sphère informelle de la musique électronique contemporaine, du jazz fusion nouvelle vague, de l’ambient, enfin tout ce qui s’éloigne de la structure classique de la chanson (couplet, refrain, etc.). Jason Swinscoe a contribué à imposer cette approche musicale.

Un nouvel album

En s’entourant, en 1999, de musiciens voulant sortir le jazz de voies balisées et en associant les nouveaux outils de la scène électro, sampler, sequencer et synthé, il a façonné une musique actuelle assez vampire, se nourrissant autant d’Ennio Morricone que de Miles Davis ou des BO de Vangelis. Il a fini par composer la musique de L’Homme à la caméra, classique du muet du réalisateur Dziga Vertov, et celle des Ailes pourpres, documentaire sur les flamants roses avec le London Metropolitan Orchestra. C’était il y a dix ans. Depuis, silence radio. Pour son nouvel album To Believe (Ninja Tune), disponible vendredi, et une petite tournée européenne de promotion, la recette de The Cinematic Orchestra s’impose dans son intemporalité même si le monde, lui, a changé. Comme beaucoup de pères de famille, Jason Swinscoe s’en inquiète. S’arrêter, regarder, écouter et sentir lui apparaît comme une urgence. Jouer sa musique reste son arme pour nous convaincre.

Francois MBOME

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